Quand on pense au skate (parfois écrit sk8), on imagine la Californie, des mecs blonds les cheveux au vent, roulant souplement sur le bitume brûlant. Mais le skate n’est pas resté aux États-Unis. Voyageur, il a fait des petits un peu partout : en Iran, en Afrique et même en Mongolie. J’ai même l’impression que le skate, c’est carrément une religion. Partout, ses pratiquants partagent le même état d’esprit, cool et acide à la fois, le même amour de la glisse, des fracassages par terre, et de la joie de rentrer des tricks. Mais au fait, le skate est-il pratiqué aussi en Nouvelle-Calédonie ? Ouiiiii ! Rencontre de deux spécimens au skatepark de Tina.

Skateur 1

Salut, tu t’appelles comment ?
Damien, mais on m’appelle Damso au skatepark.

T’as quel âge, t’es né où ?
J’ai 22 ans et je suis né à Nouméa.

Tu as commencé à skater à quel âge ?
A 13 ans.

Comment t’es venue cette envie ?
Je jouais à Tony Hawk (jeu vidéo, ndlr.), à la fin du jeu ils disent « sors de ton canapé et vas skater », c’est ce que j’ai fait. J’ai invité aussi mes amis à en faire. Au début, c’est difficile, avant de faire des figures il faut aimer rouler. Le skate, c’est un sport où tu dois avoir confiance en toi et en ta planche.

Pourquoi aime-tu le skate ?
J’aime bien qu’y ait pas de cadre, tu peux skater quand tu veux, y’a pas d’horaires, pas de jour, pas d’obligations comme pour d’autres sports. J’aime bien aussi l’ambiance.

Est-ce que t’es resté geek avec le temps ?
Oui mais je préfère le sport, parce que je déteste être perdant. Avec le skate t’es jamais perdant, tu te dépense et tu progresse en regardant les meilleurs que toi.

Tu vois beaucoup de meufs au skatepark ?
Non, pas beaucoup, on est pas dans Skate Kitchen.

Tu as un spot où tu rêverais d’aller ?
Oui ! à Macba, à Barcelone.

Est-ce que t’estime que le skate t’as apporté quelque chose en plus de l’école ?
La persévérance, ne jamais abandonner.

Un mot pour finir ?
C’est dommage que ça soit pas plus valorisé, y’a pas de club ici, pas d’asso. Je vois pas assez de jeunes, je voudrais déjà voir la relève. J’aimerais transmettre ma passion de cette culture urbaine aux jeunes et développer aussi plus de spots.

Skateur 2

Salut, tu t’appelles comment ?
Tanguy, mais on m’apelle Tans.

T’as quel âge, t’es né où ?
J’ai 20 ans, je suis né à Nouméa.

Tu as commencé à skater à quel âge ?
Ça fait 6-7 ans que je skate.

Comment ça t’es arrivé ?
Avec des potes, on s’y est tous mis, je regardais des vidéos puis on a décidé de s’y mettre.

Comment t’as eu ta première planche ?
C’est mes parents qui me l’ont achetée.

Tu en as cassé beaucoup ?
Une cinquantaine et à chaque fois c’est ma mère qui m’en rachetait (merci maman !)

Tu t’es cassé des os ?
Non, j’ai eu de la chance,  mais je me suis foulé la cheville, le poignet et j’ai fait une déchirure musculaire.

Qu’est-ce qui te fait continuer, même si ça fait mal ?
Le plaisir de rouler et d’être avec des potes les après-midi.

T’es à l’école ?
Oui, je suis en BTS Transport logistique (pareil, ça roule).

Le skate et toi, ça a de l’avenir ?
Oui, je continuerai jusqu’à ce que j’en puisse plus. Quand j’aurais un gosse, je le mettrai direct dessus, même si c’est une fille.

Et t’auras pas peur qu’elle sorte avec un skateur ?
Non ! haha.

Un dernier mot ?
Il faudrait développer le skate, on est pas assez nombreux ici.

 

Tiens, voilà la relève !

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