être punk ne se limite pas à porter une crête rose fluo car « c’est pas la crête qui fait le punk ». être punk, c’est un état d’esprit. Le punk est vu comme un rebelle, défiant et refusant l’autorité. Et c’est tout à fait vrai, sa devise « Ni dieu, ni maître » en dit long. Loin des clichés, le punk n’est pas un feignant et il n’hésite pas à s’investir corps et âme (oui, les punks ont aussi une âme !) quand une cause lui paraît juste. C’est un dur à cuire, mais son âme est colorée, il souhaite au fond de lui un monde meilleur.

 

Un peu d’histoire 

Le mouvement punk est apparu au milieu des années 1970 au Royaume-Uni, qui n’a pas connu l’agitation étudiante en 1968. Englués dans un système qui allie surproductivité et pauvreté, les jeunes sont découragés, vidés, scandalisés. Richard Hell, considéré comme la papa du punk, le dit lui-même « notre apparence et notre attitude étaient chargées de colère, de dégoût ». La jeunesse anglaise éprouve le sentiment partagé d’une existence bloquée et sans avenir, d’une désolation qu’aucun signe apparent n’arrive à atténuer, d’un étouffement dont personne ne devine la libération possible, jusqu’au surgissement du mot « punk ». Daniel Darc parlait par exemple du punk comme “d’une lumière qui s’est brusquement allumée dans sa vie grisâtre“. Les jeunes se rebellent, prennent la parole et agissent. Ils ne sont pas heureux, pas contents et ont envie de foutre en l’air tout ce bordel.

 

Comment définir un punk ?

Il est créatif 

libre dans sa tête, il ne souhaite pas suivre les modes et des codes établis pour suivre son propre chemin. Il n’hésite pas à attraper des ciseaux ou des feutres pour customiser sesvêtements ; faire de la musique avec des casseroles ou chanter même s’il n’a pas une jolie voix !

Il a des tripes, des choses à dire, et il le fera ! Les coiffures et vêtements des punks sont volontairement excentriques, colorés, afin de provoquer et choquer les bien-pensants (jeunes ou vieux), jugés trop gris et trop pleins de règles ; de leur jeter au visage l’envie d’être libre. Comment ça, je peux pas avoir les cheveux roses ? Je fais ce que je veux.

 


Il est anticapitaliste 

il rejette l’idée que le profit et l’argent soient des priorités dans la vie. L’effet du capitalisme sur la société est néfaste car il entraine les écarts sociaux. Autre point noir : le capitalisme pousse à la consommation. Et la sur-consommation détruit la planète de par la production effrénée de produits (souvent inutiles) créés dans des usines ultra polluantes. On peut donc dire que, indirectement, le punk est écolo.

La page facebook punk (mais qui n’y paraît pas !) : Free Your Stuff Nouvelle Calédonie

 

 

 

 

 

 

 

Il est contre toutes formes d’injustice

révolté contre le système et des institutions qui organisent et gèrent le monde qu’il juge inadaptées à la réalité voire inhumaines, les paroles de la musique punk, teintées de rage, appuient sur les injustices et se bat pour l’égalité (sincère) entre tous les hommes et les femmes. Contrairement à certains clichés, le punk est antiraciste et anti-nazi et souhaite ne créer qu’un seul bloc sans distinction d’ethnies à l’encontre du système qui nous opprime tous.

Un peu de musique
« La jeunesse emmerde le front National »
« Salut à toi » (où ils saluent entre autres le peuple kanak)

 

Il est autosuffisant

Né dans un monde qui lui paraît fou, le punk essaiera de toujours se débrouiller pour vivre par ses propres moyens ou avec la solidarité de ses pairs. Il souhaite échapper aux banques qu’il juge comme étant des voleuses, il ne veut pas payer le prix fort de l’alimentation, des vêtements et de l’habitation qui rend les gens esclaves de leur propre confort. Pour rester libre le punk achète des vêtements dans les friperies, achète ses légumes directement au producteur et vit dans son camion ou sa yourte. Il est souvent vu comme un citoyen de seconde zone car il vit avec moins de confort que les gens de la ville.

 

Il se drogue

Fort de son idéologie et de sa vision du monde idéal, le retour à la réalité est difficile, il perd tout espoir de changement, le futur n’existe plus. Les drogues et l’alcool sont pour lui une fenêtre d’air frais, un peu de bonheur artificiel, voire carrément le désir d’auto-destruction qui peut s’installer s’il ne trouve aucune porte de sortie à sa réalité.

 

Sortons des clichés 

Aujourd’hui le punk est vu comme un personnage kitch avec sa crête et son kilt à carreaux, on n’en voit plus, même en Europe ils sont très rares. Mais la philosophie du punk, elle, reste très actuelle, et on peut très bien avoir une apparence banale et être un punk à l’intérieur. Mais généralement les personnes à l’âme punk n’aiment pas se taire, ils vont vont arborer des cheveux flashy, une zone du crâne rasée ou des tatouages tels que le code barre (qui critique le fait que nous sommes de simples produits pour la société). A l’origine blanc et issu du monde ouvrier, le mouvement s’étend aussi chez les noirs… et c’est ça qui est bon.

 

 

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